Du libre pour le climat !

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cop21_logoUne mobilisation internationale se prépare pour le samedi 30 mai 2015. Son but ? Permettre à la société civile d’exprimer haut et fort ses inquiétudes quant au changement climatique et son ras-le-bol des discours lénifiants des États et des grandes compagnies privées en matière de protection du climat. Le but de cette mobilisation est également d’attirer l’attention des politiques et de faire monter la pression en vue du Cop21, la conférence internationale sur le climat à Paris à la fin de cette année.

Le risque que le climat se dégrade très rapidement est de plus en plus élevé et nous savons que les activités humaines y sont pour beaucoup. En effet, notre société émet bien trop de CO2 et autres gaz à effet de serre dans l’atmosphère et cela affecte durablement le climat. Le secteur informatique (aidé d’internet et du cloud) y contribue pour une bonne part mais le mouvement du libre peut aider à réduire la facture.

Depuis le protocole de Kyoto signé en 1997 et entré en vigueur en 2005 (sans les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre), la concentration en CO2 n’a pas cessé de croître. Il semble que nous ayons d’ailleurs dépassé les 400 ppm de concentration de CO2 dans l’atmosphère (voir à ce sujet le site CO2now.org). L’animation graphique ci-dessous est pour le moins explicite :

Concernant le protocole de Kyoto, la gouvernance internationale est présentée de manière fort ironique dans le petit dessin animé ci-dessous :

L’initiative #GetUpAnd [Act] (lève-toi et agit) demande une certaine créativité aux citoyens dans le sens où elle peut se décliner en une infinité d’actions en faveur du climat (la partie entre crochet). On peut imaginer ainsi :

  • #GetUpAnd get out of dirty energy! (sortons des énergies sales)
  • #GetUpAnd stop coal! (arrêtons le charbon)
  • #GetUpAnd save the Arctic! (sauvons l’Arctique).

Dans le contexte de ce site web, nous pouvons par exemple proposer :

  • #GetUpAnd go for sustainable IT (allons vers de l’informatique durable).

Comme nous l’avons vu dans d’autres articles de ce site, les logiciels libres permettent, toutes proportions gardées, de limiter l’impact environnemental et la consommation énergétique du secteur informatique. Le code source libre et globalement les licences libres permettent (entre autres) :

  • de meilleures optimisations techniques donc une meilleure efficacité énergétique.
  • un accès rapide et facilité à des solutions professionnelle réduisant la consommation énergétique, comme par exemple la virtualisation (KVM, OpenVZ, Xen, Virtualbox) ou la segmentation en containers (Docker, LXD…).
  • de s’approprier une application et de la faire évoluer selon ses propres besoins locaux (fork, en anglais), ce qui permet par exemple d’avoir une version plus légère d’un système d’exploitation et de faire tourner des applications sur des ordinateurs d’anciennes générations ou d’occasion.
  • d’éviter l’enfermement par des éditeurs d’applications (vendor lock-in), qui incitent fréquemment les utilisateurs à racheter une nouvelle version, ce qui s’accompagne souvent par la nécessité de renouveler son matériel (qui fonctionne encore très bien).

Mais globalement, le mouvement du libre permet des innovations très rapides dans la société, imaginées par des passionnés qui sont eux-mêmes les clients de la solution, ce qui permet d’aller doit au but et de régler les problèmes de la communauté sans l’enrobage marketing habituel.

Le libre permet également d’amorcer un processus de relocalisation de la production, comme le démontre Michel Bowens dans son livre chroniqué sur ce site. Une production relocalisée permettrait de réduire les transports et donc l’énergie consommée.

Afin de participer à mon modeste niveau, je vais investiguer un domaine qui me titillait depuis quelque temps, à savoir la configuration d’un micro ordinateur libre, très économe en énergie (moins de 10W) et bon marché (moins de 50 CHF). Il s’agit du Banana Pi, une variante du Raspberry Pi. Mon idée est d’évaluer ce type de PC dans une utilisation courante, que ce soit pour un PC classique de bureau ou pour un serveur de type NAS (sauvegarde de données, synchronisations). Voici le kit:

set-banana-piNous avons donc :

  • La carte Banana Pi (dual core, 1Go de RAM, un port SATA pour le disque dur).
  • Un disque dur 1To HDD 2.5 » avec son câble SATA.
  • Une alimentation micro-USB (avec son câble).
  • Une carte SDHC de 16Go, avec un taux de transfert de 80Mo/s (peut-être un peu luxueux, à voir).
  • Une gomme, juste pour donner une idée de la taille des composants !  😉

Le kit est livré avec une boite en plastique permettant de protéger le Banana Pi (absente de la photo).

Et voici la carte en détail :

banana-pi_recto

Le principe du open hardware permet de réduire les coûts, dope l’innovation et autorise la production relocalisée.

Je vous tiendrai au courant des résultats que j’obtiendrai avec ce petit ordinateur libre et surtout peu gourmand en énergie

Et passez le mot concernant la manifestation pour le climat !


cc-by-sa
Logiciels Durables / Logiciels Libres et Développement Durable

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3 réflexions sur “Du libre pour le climat !

    • Salut,

      Si tu parles du micro-PC Banana-Pi, il y a une prise HDMI et je le branche sur un écran stadard, en l’occurrence un 19 » TFT (avec un convertisseur HDMI-VGA).

      Samuel

  1. Pingback: Banana Pi, un micro ordinateur économe et surprenant | Logiciels Libres et Développement Durable

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